This blog post was published under the 2010 to 2015 Conservative and Liberal Democrat coalition government

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Peter Ricketts

Ambassador to France from February 2012 to January 2016.

29th October 2014 Paris, France

L'aide publique britannique au développement

Sir Peter Ricketts avec les jeunes ambassadeurs de ONE France
Sir Peter Ricketts avec les jeunes ambassadeurs de ONE France

J’étais ravi de recevoir ici à l’ambassade un groupe de jeunes ambassadeurs de ONE France, cette ONG qui lutte contre la pauvreté créée par Bono. Nous avons discuté de notre expérience de l’aide publique au développement (APD) au Royaume-Uni.


Version écrite (suite)

Tout cela a commencé chez nous par le gouvernement travailliste il y a 10/15 ans. Un ministère consacré à l’aide publique au développement a été créé [le DFID] et le gouvernement s’est engagé à atteindre une aide de 0.7% du PIB britannique.

L’opinion publique britannique était très favorable à ce que le Royaume-Uni prenne une place importante sur la scène internationale de l’aide au développement. Les conservateurs, avant de venir au pouvoir, ont également accepté cet engagement. David Cameron lui-même, avant de devenir Premier ministre, est allé en Afrique travailler une semaine avec d’autres dirigeants du parti sur un projet de développement britannique.

Depuis nous avons tenu notre engagement. Le DIFD est désormais reconnu mondialement comme l’un des experts, l’un des leaders dans le secteur du développement, et nous avons maintenant atteint l’objectif de dédier 0.7% du PIB à l’APD. Cela signifie que nous avons un programme d’APD très important, stable et consensuel chez nous politiquement et dans l’opinion publique.

Qu’est-ce que cela nous permet de faire ? Nous pouvons mener des campagnes à long terme autant que répondre aux besoins d’urgence humanitaire. Les urgences, nous en avons toujours : en ce moment, c’est l’Ebola, et nous consacrons des fonds importants pour lutter contre l’épidémie.

Mais en même temps, il faut garder le cap sur les priorités à long terme, comme par exemple l’égalité hommes-femmes, la condition des femmes partout dans le monde et l’aide aux filles (nous avons eu un sommet sur cette question cette année).

Deuxième priorité : la gouvernance. Il s’agit d’améliorer la capacité d’autogestion des pays pauvres. Cette question va de pair avec la transparence et la capacité de rendre redevables les grandes entreprises multinationales.

La troisième priorité, c’est le climat. La France est totalement impliquée avec la grande conférence mondiale [qui aura lieu en 2015] et le Royaume-Uni utilise aussi des fonds d’APD pour aider les pays pauvres à faire face aux aléas du climat.

Tout cela montre qu’avec un consensus politique et de l’opinion sur un programme d’aide au développement important, on peut réaliser beaucoup de choses.